Les Camisards

24 octobre 2012

Les camisards également nommés Hugenots, tirent leurs noms des chemises blanches qu'ils portaient au-dessus de leurs armures en signe de ralliement. Ils trouvèrent refuge dans les Cévennes après les persécutions menées par les "dragons royaux" (armée du roi de France) qui suivirent la révocation par Louis XIV, en 1685, de l'édit de Nantes (1598), qui garantissait la liberté religieuse à tous les sujets du royaume. Menés par des chefs dont prinicpalement Jean Cavalier, les camisards pratiquèrent contre les troupes royales des actions de guérilla à partir de leurs forteresses dans les montagnes.
La révolte débuta le 24 juin 1702 par l'assassinat de l'abbé du Chayla, à Pont de Montvert. Des églises catholiques furent incendiées et leurs prêtres tués ou forcés à fuir. Avec l'aval du pape Clément XI, qui rédigea une bulle excommuniant les Camisards, les soldats du roi, dirigés par le Maréchal de Montrevel, rasèrent plus de 450 villages, tuant parfois tous leurs habitants. La méthode forte de la répression fut sans résultat, les Camisards parvenaient à recruter toujours plus de soldats.
En 1704, le nouveau commandant des forces royales, le maréchal de Villars, partisan de l'apaisement, rencontra Cavalier et parvint à composer avec lui. Il fit sa soumission à Nîmes en mai 1704. L'insurrection fut poursuivie toutefois par la majorité des camisards qui refusèrent les propositions de l'autorité royale et qui demandaient la restauration complète de leurs droits garantis par l'édit de Nantes. La lutte fut dès lors menée par d'autres chefs tel le berger Louis Laporte, appelé Roland, qui fut tué en 1705.
Elle connut un regain dans le Vivarais (Ardèche actuelle) en 1709 et 1710 jusqu'à l'arrestation et l'exécution du successeur de Cavalier, le prophète Abraham Mazel.

 
 
 
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